Elle est soumise à condition de ressources. En effet, les ressources du bénéficiaire afférentes aux 3 mois précédant la date d'effet de la pension ne doivent pas excéder un montant correspondant à 2080 fois le taux horaire du SMIC pour une personne seule, soit 17.555,20 Euros au 1er janvier 2008, ou 1,6 fois ce montant, soit 28.088,32 Euros au 1er janvier 2008, s'il vit en couple. Lorsque les ressources prises en compte excèdent le quart du plafond, il leur est substitué celles afférentes aux 12 mois civils précédant cette date, qui sont alors comparées au montant annuel de ce plafond. Les ressources prises en compte excluent toutefois :
- les revenus d'activité et de remplacement de l'assuré décédé ;
- les avantages de réversion servis par les régimes légalement obligatoires complémentaires ;
- les revenus des biens mobiliers et immobiliers acquis du chef du conjoint décédé ou disparu ou en raison de ce décès ou de cette disparition.
En outre, les revenus d'activité du conjoint survivant font l'objet d'un abattement de 30 % s'il est âgé de 55 ans ou plus.
La pension de réversion est égale à 54 % de la pension dont bénéficiait l'assuré, ou de celle dont il aurait bénéficié. Ladite pension doit être considérée abstraction faite des majorations dont il pouvait bénéficier. Elle ne peut pas être inférieure à un montant minimal, égal à 3.137,19 Euros par an en 2008, lorsqu'elle correspond à une durée d'assurance d'au moins 15 années (soit 60 trimestres) accomplies dans ce régime. Lorsque cette durée est inférieure à 15 années, le montant minimum de base est réduit à autant de 60èmes que l'assuré justifiait de trimestres d'assurance.
La majoration est due à la date d'entrée en jouissance de la pension si, à cette date, les conditions d'attribution sont remplies. Dans le cas contraire, elle est due à compter du 1er jour du mois suivant la date à laquelle ces conditions sont remplies. Elle cesse d'être due dès lors que les conditions ne sont plus remplies, sauf pour la condition d'âge du bénéficiaire. Cette majoration n'est pas proratisée, même en cas de pluralité de conjoints.
La pension de réversion peut également être majorée de 10 % lorsque son bénéficiaire a eu au moins 3 enfants. La filiation n'est pas nécessaire, mais dans ce cas l'assuré devra pouvoir prouver qu'il a élevé ces enfants pendant au moins 9 ans avant leur 16ème anniversaire, et que ces derniers étaient alors à sa charge ou à celle de son conjoint. Les enfants mort-nés sont pris en compte. La majoration est due à la date d'entrée en jouissance de la pension si, à cette date, les conditions d'attribution sont remplies. Dans le cas contraire, elle est due à compter du 1er jour du mois suivant la date à laquelle ces conditions sont remplies. Elle ne peut être inférieure au dixième du montant minimum de la pension de réversion. Toutefois, le montant majoré de la pension ne peut excéder les plafonds prévus pour le service de la pension de réversion.
Elle est revalorisée dans les mêmes conditions que la pension de retraite, c'est-à-dire en fonction de l'évolution de la valeur du point.
Le bénéficiaire a l'obligation de déclarer tout évènement affectant ses revenus, pouvant entraîner, le cas échéant, une révision du montant de la pension. Cette obligation disparait au plus tard 3 mois après que le conjoint survivant a liquidé sa pension personnelle ou après son 60ème anniversaire.
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Magazine N°39 Semaine du 23/06/2008 Le dossier La retraite des chirurgiens-dentistes est présent dans ce magazine |
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