SICAV et FCP
Les Sicav (sociétés d'investissement à capital variable) et les FCP (fonds communs de placement) font partie de la famille des OPCVM (organismes de placement collectifs en valeurs mobilières ).
- La Sicav a pour but de gérer un portefeuille de titres (actions, obligations...) pour le compte de ses actionnaires. Ces derniers peuvent souscrire des parts ou se faire rembourser les parts qu'ils ont souscrites chaque jour. Il existe plusieurs dizaines de types de Sicav, comme les Sicav monétaires ou les Sicav Actions Françaises, qui investissent uniquement sur certains marchés du monde ou certains produits. Chaque type de Sicav correspond à un objectif précis (rendement, sécurité, allégement fiscal...).
- Le FCP est un portefeuille de valeurs mobilières en copropriété, géré par une société de gestion et proposé par une banque ou un établissement financier. Le souscripteur est un détenteur de parts. Le nombre de parts varie selon la demande des détenteurs. Les FCP reposent sur le même principe que les Sicav et actuellement, avec le développement massif des FCP, il devient difficile de différencier ces deux produits.
Selon les différents types de Sicav et FCP, les modalités de versements, d'achat, de vente de titres et les frais éventuels varient. Pour cela il faut consulter la notice d'informations de l'OPCVM concerné.
Avantages et inconvénients :
Le régime fiscal subi par le porteur de parts d'OPCVM varie selon que cet OPCVM est dit de distribution ou de capitalisation.
- Si l'OPCVM réinvestit automatiquement la totalité des revenus procurés par les titres en portefeuille (intérêts d'obligations, dividendes d'actions…), il s'agit d'un OPCVM de capitalisation. Les revenus non distribués n'ont pas à être déclarés. En revanche, ils seront imposés au moment de la sortie comme plus-value de cession de valeurs mobilières.
- Si l'OPCVM distribue les revenus des titres en portefeuille, il s'agit d'une OPCVM de distribution. Les revenus annuellement distribués sont imposables à l'impôt sur le revenu. Le souscripteur se trouve dans la même situation que s'il possédait et gérait directement le portefeuille. Il bénéficie des mêmes avantages fiscaux que ceux liés à la détention en direct des titres (avoir fiscal, abattement sur les revenus, ...).