14 juin 2018

Quel est l’impact de l’augmentation de la CSG sur les retraites ?

Vous êtes retraité et vous vous demandez ce que va vous coûter la hausse de la Contribution sociale généralisée ou CSG en 2018 et surtout si vous êtes concerné ? L’article suivant vous donnera réponse à toutes vos interrogations. Dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, l’augmentation de la CSG est de 1,7 points à partir du 1er janvier 2018. À partir de cette date, le taux de votre CSG passera de 6,6 % à 8,3 %.

La hausse de la CSG concerne les retraités qui sont soumis au taux normal, c’est-à-dire ceux dont le revenu fiscal de référence ou RFR de l’année précédente dépasse un certain montant fixé selon le nombre de parts fiscales. Plus précisément, les retraités concernés par cette hausse sont ceux qui ont un RFR 2016 dépassant les 14 404 € pour une personne seule et les 22 095 € pour un couple.

La CSG est prélevée directement sur les pensions par les caisses de retraite. Toutefois, ces retraités bénéficiant du taux normal de CSG ne vont pas bénéficier de la réduction de cotisations auxquelles ils ne sont pas assujettis, car ces cotisations sont destinées à assurer les actifs contre des risques pouvant entraver leurs revenus liés au travail. Cependant, ils ont le droit de bénéficier de l’exonération progressive de la taxe d’habitation qui est un impôt local dû par un contribuable occupant au 1er janvier de l’année une habitation en tant que résidence principale ou secondaire. Cette exonération sera appliquée entre 2018 et 2020. En conséquence, ces retraités doivent faire l’effort de payer cette augmentation de la CSG sans pour autant perdre une partie de leur pouvoir d’achat, et en particulier les retraités qui auraient encore un loyer à payer chaque mois.

En résumé, les retraités concernés paieront plus de CSG mais un peu moins d’impôt, car cette hausse de 1,7 point de la CSG sera entièrement déductible de l’assiette imposable. Cela donnera un peu de réconfort à ces retraités qui vivent déjà avec aisance. De plus, le passage du revenu brut au revenu net augmente la perte de revenu perçue, car les 1,7 points de CSG prélevés sur le revenu brut correspondent à une part légèrement supérieure du revenu net qui est, en principe, inférieur au revenu brut. Quant aux retraités modestes qui sont dispensés de la CSG ou ceux qui bénéficient du taux réduit de 3,8 % du fait de leurs faibles sources, ils ne sont pas concernés par cette majoration de 1,7 points.