2 août 2018

Dois-je prendre une complémentaire retraite dans le pays où je travaille ?

En France, toutes les professions sont soumises à des cotisations de retraite complémentaire. Grâce à ce régime, vous pouvez bénéficier d’une pension complémentaire qui s’ajoutera à la retraite de base de la Sécurité sociale lors de votre départ à la retraite. Vous, en tant que salarié et votre employeur versent mensuellement des cotisations salariales et patronales aux caisses des retraites complémentaires, généralement auprès de l’Arrco et de l’Argic. A partir de 2019, ces deux caisses vont fusionner, il n’y aura donc plus qu’une seule caisse de retraite complémentaire pour l’ensemble des salariés. Les salariés qui travaillent à l’étranger peuvent choisir de cotiser ou non à une complémentaire de retraite.

Que choisir si je travaille à l’étranger ?

Un salarié expatrié ne dépend plus de la sécurité sociale française mais il peut cotiser volontairement au régime de l’assurance vieillesse auprès de la Caisse autonome des Français de l’Etranger ou CFE. Il devra supporter à la fois l’assurance retraite de son pays d’accueil et celle de la CFE. Si vous travaillez à l’étranger en tant que travailleur expatrié ou sous contrat local, vous pouvez aussi vous cotiser à une retraite complémentaire, une troisième cotisation donc pour bénéficier d’une pension complémentaire. Cette fois-ci, il faut s’adresser à la caisse de retraite des expatriés ou CRE ou à l’institution de retraite des cadres et assimilés de France et de l’extérieur ou IRCAFEX, gérée par Humanis. Malheureusement, ces souscriptions ne sont pas toujours rentables. Il serait plus judicieux d’estimer globalement vos droits via un outil de simulation en ligne ou en contactant un conseiller chez Humanis par exemple avant de souscrire à une complémentaire de retraite.

Le calcul de retraite complémentaire

Les régimes complémentaires sont des régimes à points. Le calcul est effectué sur la base d’un système de points. Les cotisations prélevées automatiquement de votre salaire tous les mois sont d’abords convertis en point. En pratique, le montant des cotisations est divisé par le prix d’achat du point, variable chaque année (16,7226 € pour l’Arrco, 5,8166 € pour l’Agirc en 2018).

Lorsque vous partez à la retraite, les points accumulés sont reconvertis en euros, en les multipliant par la valeur du point, aussi fixée chaque année (1,2513 € pour le point Arrco, 0,4352 € pour le point Agirc depuis 2015). La formule de calcul est :

  • nombre de points x valeur du point

Le prix d’achat du point et la valeur du point sont deux choses tout à fait différentes. Il en résulte la pension annuelle à laquelle vous avez droit. Il est possible d’évaluer votre retraite au préalable selon la caisse de retraite complémentaire à laquelle vous êtes affilié et la valeur du point de retraite. Voilà pourquoi, il faut conserver vos relevés de points.